Considérations culinaires.

Le 11 août 2007 - ... et folie des hauteurs.

Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage… en tête de mât. S’y accrocher en contemplant les alentours n’est évidemment pas la meilleure méthode pour se reposer, mais là au moins, se trouve la tranquillité ! J’observe de haut, les pêcheurs d’en bas. Ils tournent autour d’AUSTRALIS à bord de leurs barques, étonnés de voir un zigoto sur son perchoir, se prêtant à de curieuses séances de body-building à 17 mètres de haut.

Avec l’inspection du gréement s’achève enfin l’ultime phase des préparatifs précédant le départ de toute embarcation censée pousser l’étrave plus loin que le musoir. Demain, je m’attellerai à une tâche non moins essentielle : LA BOUFFE !

Le ciel à portée de main...

Ceci ferait toujours sourire quand on a l'assurance de garder les pieds sur le plancher des vaches. Sur un bateau, le sujet est grave. Que ce soit une barcasse ou un porte-avions, la cuisine restera toujours à mon avis le poste le plus important après celui de l’entretien constant apporté au voilier pendant la navigation. A fortiori, encore plus dans le cadre d’une navigation solitaire. L’organisme est deux, trois, quatre fois plus sollicité qu’en équipage. Logique. Par ailleurs, à ceux et celles qui cherchent une solution pour maigrir vite fait, bien fait, je conseille la mer. Elle peut vous mitonner une petite recette de derrière les fagots sans que la note soit trop… salée. Je parle de la mer, pas la belle-mère.

Sans alimentation équilibrée, la fatigue s’installera fatalement tôt ou tard, les sens s’émousseront et si par malchance, les conditions météorologiques ne sont pas celles que l’on attendait, le voyage deviendra rapidement une galère. Tout cela coule de source, direz-vous. Sans doute. Il n’empêche que chaque année, des équipages arrivent au bord de l’épuisement « de l’autre côté » Souvent parce que la météo fut désastreuse ou parce que la qualité et la quantité de nourriture n’avaient pas été étudiées suffisamment sérieusement au départ.

Donc, demain matin au premier chant du coq, je vide les épiceries de Mértola. J’ai repéré plein de pots de mayonnaise, de ketchup, de moutarde de Dijon (introuvable aussitôt l’Europe dans le dos) des conserves de cassoulet, des hamburgers empilés les uns sur les autres dans des emballages sous vide et si j’ai encore de la place disponible, je prendrai accessoirement quelques légumes.